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  • Anne-Fleur Andrle

Samia Basille : la création sonore au long cours

Dernière mise à jour : 15 sept. 2022

Aujourd’hui on part à la rencontre de Samia Basille pour discuter de ses nouveaux podcasts : Damien, l’école et la colère ainsi que La Chamade. Dans ce nouvel épisode, Samia nous expose le processus créatif qu'elle a suivi pour ce projet au long cours qui a vu le jour ce mois-ci en exclusivité chez Spotify, et elle vous livre tout un tas de conseils pour pitcher vos projets auprès de studios de podcasts.


Dans les oreilles de Samia Basille :


Transcription de l'épisode :


Anne-Fleur Andrle : Salut, salut ! Aujourd'hui, on part à la rencontre de Samia Basile pour discuter de ces nouveaux podcasts. Damien, l'ecole et la colère ainsi que la Chamade. On discute ensemble de son processus créatif pour son projet au long cours qui vient juste de voir le jour, ce mois-ci en exclu chez Spotify. Et vous allez voir qu'elle vous livre tout un tas de conseils pour pitcher vos projets auprès de studios. Bien entendu, je ne le laisse pas filer sans tout un stock de recommandations de podcasts, mais pour ça, il faut écouter jusqu'au bout. Ah oui ! Et moi, c'est Anne-Fleur Andrle, je suis passionnée de podcast et vous avez eu l'excellente idée de lancer un épisode de Génération Podcast. Tout d'abord, bienvenue dans génération Podcast pour la seconde fois Samia car tu m'as déjà fait le plaisir de venir partager tes podcasts anglophones préférés il y a, je pense, à peu près un an.

Samia Basile : Je pense Anne-Fleur Andrle : Pas loin. Samia Basile : ouais Anne-Fleur Andrle : Je pense.


Samia Basile : Merci de m'inviter, c'est cool !


Anne-Fleur Andrle : Mais avec grand grand plaisir et merci pour ta confiance. Samia tu es productrice de podcast et notamment l'autrice de Les forces du désordre qui a été couronné de trois T par Télérama et du Sex Club ton tout premier podcast pour Spotify. Tu es formatrice dans plein d'organisations, tu as aussi une chaîne YouTube dans laquelle tu prodigues de nombreux conseils hyper concrets pour les gens qui souhaiteraient créer des objets sonores. On pourrait penser que tu as fait ça toute ta vie, mais non, pas du tout. Samia Basile : Non.

Anne-Fleur Andrle : Comme bon nombre d'indépendants, c’est en fait pas ta première vie professionnelle et c'est ça qui est vachement intéressant puisqu'avant tout ça, tu bossais dans le nucléaire, c'est ça ?


Samia Basile : Ouais. Exactement.


Anne-Fleur Andrle : Pour le ministère de l'Intérieur après avoir suivi un master à Washington, aux États-Unis, en relations internationales. Alors ma première question Samia, comment est-ce que tu as plongé dans le monde du son et à quel moment est-ce que tu t'es dit que c'était ta voie ? J’espère que tu apprécies le jeu de mots. (Rires)


Samia Basile : Oui, j’apprécie beaucoup merci Anne-Fleur merci. (Rires) En fait c'est marrant, mais j'écoutais pas mal la radio quand j'étais étudiante. J'étais étudiante en prépa et puis après à Sciences Po Rennes et j'écoutais la radio bah à peu près toute la journée et je me disais tiens, mais ça doit être hyper intéressant d'être journaliste radio. Mais j'écoutais pas du tout de documentaire. Donc mon idée, c'était plutôt je ne sais pas, moi, en toute modestie, d'animer une matinale un jour. Enfin, tu vois des choses comme ça.


Anne-Fleur Andrle : Un truc sympa quoi ! (Rires)


Samia Basile : Le truc sympa ! Et puis très très accessible. Tu vois une petite ambition quoi. Et en tout cas ça me plaisait beaucoup. Et c'est vrai que bah déjà en prépa, j'écoutais pas mal la radio et je m'étais dit je voudrais rentrer à Sciences Po pour devenir journaliste. Anne-Fleur Andrle : Ah oui d’accord ! Samia Basile : J'aurais pu. Oui, j'aurais pu choisir une école de journalisme, mais je ne sais pas Sciences-Po c'était aussi un peu le prestige. Je ne sais pas. Je m'intéressais quoi. Et. Et puis au final, je suis rentrée là-dedans en me disant ça, en vendant ça à mon oral de Sciences Po. Finalement, je me suis intéressée aux relations internationales. Et puis de là, à quand je suis parti faire un master aux États-Unis, je me suis spécialisée dans le nucléaire, en fait dans la sécurité nucléaire en particulier. Et donc j'ai un peu bifurqué comme ça. Et finalement, j'ai un peu laissé de côté cette ambition journalistique et j'ai quand même bah bénéficié du fait que j'étais aux États-Unis parce que j'ai découvert les podcasts. J'ai découvert Serial.

Anne-Fleur Andrle : C’était quand ?

Samia Basile : En fait, j'y été de 2013 à 2015.


Anne-Fleur Andrle : Ah oui donc en plein boom quoi.


Samia Basile : Exactement ! Serial est sorti en 2014 et en fait, ça m'a complètement prise de court. J'étais à fond, j'écoutais énormément de podcasts, mais je me disais pas du tout que j'allais en faire un jour mon métier. Vraiment pas du tout. Et puis, petit à petit, quand je suis rentré en France, je travaillais un peu dans le nucléaire. Donc j'ai travaillé au ministère de l'Intérieur et j'écoutais beaucoup de podcasts. Et je me suis dit tiens, je vais lancer un blog sur les podcasts qui en parlent parce qu'à l'époque, il y avait Télérama qui parlait vaguement de podcasts indépendants, mais surtout France Culture, Arte Radio globalement et très très peu d'indé, c'était assez occasionnel. Au final, je me suis lancé dans cette aventure de blog, alors j'étais encore au ministère.


Anne-Fleur Andrle : Radio Tips ?


Samia Basile : Voilà exactement Radio Tips. Radio Tips qui aujourd'hui Anne-Fleur Andrle : Est toujours en ligne.


Samia Basile : n’existe plus ! Ben non

Anne-Fleur Andrle : Ah ouais !

Samia Basile : En fait, depuis quelques mois, j'ai laissé le nom de domaine partir. Je n'ai pas fait attention et en fait non, c'est pas grave, le site existe toujours en vrai. Il suffirait de choisir par exemple de choisir radiotips.com si c'est disponible plutôt que radiotops.fr ou autre. Mais en tout cas, malheureusement, pour l'instant, ce n'est pas accessible. Faudra que je me penche sur un jour mais je publié pas mal d'articles comme ça sur mon blog pour mettre en avant des podcasts. Et au final, le ministère de l'Intérieur c'était intéressant mon travail, mais l'ambiance était assez horrible, c'est à dire que c'était à peu près tout ce qu'on peut penser des gendarmes et des policiers sans entrer dans les détails. (Rires) Et j'ai fini.


Anne-Fleur Andrle : Mon anarchiste Samia. (rires) Samia Basile : J'ai été un peu trompé de voie un moment et du coup, j'ai décidé d'arrêter de me poser ma démission. Et à ce moment-là, je m'étais dit tiens, je vais écrire des articles toujours sur les podcasts, mais peut-être pour des journaux, des magazines. Je me suis fait recaler de partout. Je vais proposer une rubrique à chaque fois sur les podcasts notamment les podcasts natifs et souvent on ne répondait pas soit on me disait non. Maintenant, c'est marrant parce qu'il y a pas mal de ces publications qui ont une rubrique à qui j'ai écrit à l'époque et qui ont dit non, non, ça ne vous intéresse pas. Bref, c'est pas grave. C'était pas le moment aussi qu'il n'y ait pas beaucoup d'audience. Puis je débutai tout juste en plus là-dedans ? Et donc j'ai un peu écrit des articles pour Ausha l’hébergeur de podcast qui se lancer. J'ai commencé à écrire un peu pour Audible. Et puis j'ai fait mon premier podcast indépendant parce que j'ai suivi une formation qui s'appelle Transmission, qui existe toujours et qui était bénévole, complètement gratuite. Et c'était génial parce que j'ai découvert toutes les bases de la prise de son, du storytelling, plein de choses. J'ai rencontré pas mal de gens qui étaient aussi passionnés de sons et puis petit à petit


Anne-Fleur Andrle : Tu étais dans la même promo que Mélanie ?

Samia Basile : Que Mélanie Hong, Mélanie Hong elle a fait la deuxième promo si je ne me trompe pas. Anne-Fleur Andrle : Ah oui d’accord.

Samia Basile : Et je l’ai rencontré un peu plus tard. Ouais, effectivement, mais non. Mais par exemple, dans ma promotion, il y avait Anouk Perry qui avait déjà un peu lancé ses podcasts quand on était en transmission. Elle avait déjà sorti un ou deux podcasts. Et puis elle a signé la nouvelles écoutes Qui m'a filé la clamydia, elle etait déjà un peu dans le game. Mais voilà. Et puis il y avait quelques autres personnes.

Anne-Fleur Andrle : Transmission, si nos auditeurs ne connaissent pas, on a fait un épisode avec un des fondateurs de transmission ainsi qu'une bénévole en fin de saison deux donc il y a quelques mois. Si vous remontez pas très très loin dans le feed de votre appli.


Samia Basile : Oui, c'est ça Ziad et Muriel. Donc j'ai eu la chance de faire cette formation parce que j'ai vraiment eu un gros coup de bol. C’est-à-dire que la formation, se lancée je crois, un mois après ma démission. Enfin un truc de fou, quoi.


Anne-Fleur Andrle : Et donc tu as démissionné sans avoir de plan précis Samia Basile : Exactement. Anne-Fleur Andrle : en fait après.

Samia Basile : voilà. Donc ça Anne-Fleur Andrle : C’est couillu. Samia Basile : Donc ça c'est couillu, mais ça reste un gros privilège aussi parce que, à ce moment là donc, j'étais en couple avec mon mec qui me disait je peux assumer le loyer et puis moi, au pire du pire, mes parents sont en région parisienne et pouvaient m'accueillir. En tout cas, j'avais ce privilège.


Anne-Fleur Andrle T'avais un plan B et un plan C quoi.


Samia Basile : Exactement ? J'avais un plan B et un plan C. Voilà exactement. Et finalement, avec mon mec, on s'est séparé six mois plus tard. Donc là, ça m’a mis un peu un coup de pied aux fesses parce que j'avais vaguement sorti ce podcast indépendant. J'avais eu la chance d'avoir une chronique dans Télérama quand même. Donc c'était chouette. Anne-Fleur Andrle : Ah ouais ! Samia Basile : Mouais, déjà pour le tout premier documentaire sur une secouriste en manif, donc ça s'appelait Boosti, ouais c'était boostI secouriste en manif, c'était sur une street medic et mais voilà. En tout cas, ça m'a rapporté 0 €, ce qui est normal. C'était mon premier documentaire. Et puis, bah au final, j'ai été obligé de chercher un peu plus activement du travail parce que je voulais retrouver un appart. J'avais 30 ans pratiquement, je n'avais pas envie de rester chez mes parents ad vitam aeternam et ça m'a un peu obligée à chercher. Puis, petit à petit, ça s'est fait comme ça. Donc voilà, c'est un peu le parcours version longue.


Anne-Fleur Andrle : Ça, c'était quoi 2018 du coup ?


Samia Basile : Ça, c'était 2018 exactement. Exactement.


Anne-Fleur Andrle : D’accord donc quatre ans plus tard.


Samia Basile : C’est ça. Et ça a commencé petit à petit. Parce que, comme j'avais fait ce premier, ce premier documentaire qui a eu un chronique dans Télérama, bah ça m'a permis de plus facilement me faire produire. C'est à dire que j'ai fait deux unitaires pour programme B de Binge Audio. Suite à ça, j'ai pu ensuite vendre des séries enfin dit comme ça, ça a l'air hyper facile. En réalité, ça a pris vachement de temps. Je me suis pris aussi plein de portes, ce qui est normal. En fait, c'était c'était long, je pitch hyper mal. Donc j'ai un peu galéré financièrement pendant peut être un an et demi avant que vraiment ça roule.


Anne-Fleur Andrle :Je trouve ça assez génial. Au fait, c'est que t'es pas restée très longtemps indépendante. C'était quoi en fait ton objectif ? C'était une question de rentabilité, une question peut-etre de reconnaissance de tin travail aussi. Te dire bah en fait non. Je suis formée, je suis capable de faire un truc. J'ai envie de me faire produire par un studio.


Samia Basile : Bah en fait, pour moi, il y avait le fait que j'aimais beaucoup ce que faisaient certains studios. J'aimais beaucoup ce que je faisais Binge. J'aimais beaucoup ce que faisait Arte Radio aussi, mais je me suis fait recaler à chaque fois, soit dit en passant.


Anne-Fleur Andrle Coucou Silvain Gire.


Samia Basile : Coucou Silvain Gire.! (Rires) Je me suis fait recaler de façon assez dure, comme beaucoup de monde. Et en fait, il y avait ce côté un peu prestige. J'avais envie de faire partie de la maison, en tout cas des maisons qui m'intéressaient. Et puis en fait aussi, sur un plan purement pratique, on peut gagner des sous avec son posdcast indé mais c'est long, c'est compliqué, c’est pas du tout garanti. Et là, au moins, si j'arrivais à vendre un projet, ça faisait quand même des sous qui rentraient plus ou moins de sous d'ailleurs, parce que ça a commencé avec pas beaucoup de sous on va dire, mais c'était toujours ça pour payer mon petit loyer, j'avais des sous pour rien faire d'autre à côté, quasiment. Mais au moins j'avais mon appart et mon indépendance.


Anne-Fleur Andrle Est ce que tu as des conseils ? Parce que du coup, quatre ans plus tard donc tu t'es fait le produit par Binge plusieurs fois par Spotify, Slate Samia Basile : Slate. Exactement Anne-Fleur Andrle C’était ce que je cherchais. Est-ce je sais pas tu as des conseils ? Genre un truc ou tu te dis Oh lala, si je pouvais aller chuchoter à l'oreille de Samia en 2018, je lui dirai attend attend attend ton pitch, là, n'oublie pas ça.


Samia Basile : Ouais. Alors bah Pour moi, ce serait n'oublie pas que tu racontes une histoire par exemple. Je vais prendre un exemple très concret. Quand je travaillais encore au ministère de l'Intérieur, j'avais envoyé un pitch à Arte Radio et je me rappelle très bien. Je faisais un discours à l'ONU, enfin l’AIEA à Vienne, donc j'étais là pour pour la semaine, pour une conférence sur la sécurité nucléaire et je me disais j'ai plus du tout envie d'être dans ce monde là. Et donc j'avais envoyé un pitch qui était Je voudrais passer une journée avec un gendarme dans le fort dans lequel je travaillais, pour qu'il raconte sa journée et je me promène avec lui. Il raconte sa journée et Silvain Gire m'avait dit (rires) qu'il serait. Intéressé. Et c'est quoi l'histoire ? Enfin ? Ça n'a aucun intérêt quoi. Et j’étais là mais il ne comprend pas. Il y a un potentiel de fou et en réalité non. C'est à dire que ce que je conseille aux gens c'est vraiment d'éviter les des trucs un peu très bateau, très plat. C'est à dire on va s'intéresser à Machin, on va s'intéresser à une nonne dans un couvent, on va s'intéresser à un gendarme dans son fort, on va s'intéresser à un boulanger dans sa boulangerie. Qu'est ce qu'on va raconter ? Pourquoi lui ? Pourquoi est ce qu'on aura envie d'écouter ? Des fois, on n'a même pas envie de soi même écouter le truc qu'on vend. Et là, je pense que c'est un signe. On se dirait ben non, moi j'aurais pas envie de cliquer dessus. Donc l'idée, c'est vraiment de se dire on va raconter une histoire, que ce soit du documentaire, que ce soit de la fiction, que ce soit même dans le talk. C'est bien de raconter des histoires, mais ce n'est pas forcément l'histoire de bout en bout. Mais à l'intérieur, il y a des petites histoires et en fait, c'est pour ça qu'on lit des livres, qu'on regarde des films et qu'on écoute des podcasts. Donc c'est se rappeler ça.


Anne-Fleur Andrle : Mais alors je me permets de te challenger et notamment du coup, on va parler d'un des podcasts que tu viendras de sortir au moment où cet épisode sortira qui est Damien, l'école et la colère. Tu le dis au début de ce de ce documentaire audio que tu as commencé finalement les enregistrements d'abord, je me souviens parce qu'on en parlait à ce moment-là, tu essayé de vendre en fait ton idée, mais tu continuais, tu travaillais dessus avant même d'avoir signé. Et tu ne savais pas quelle histoire tu allais raconter en fait,


Samia Basile : C’est ça . Alors c'est vrai, du coup, ça peut paraître hyper bizarre. C'est à dire que là, j'ai vraiment commencé à enregistrer sans savoir ce que j'allais raconter. Mais ça, pour moi, c'est un luxe que j'ai pu me permettre parce qu'à côté de ça, j'avais des revenus, je faisais du montage. Par exemple, pour l’OCDE, je faisais pas mal de formation et en fait, j'avais ces sous qui me permettaient pour l'instant gratuitement d'aller bosser sans rien gagner, d'aller régulièrement à l'école. Mais j'allais au début tous les jours dans cette école enregistrer ensuite un peu tous les deux jours. Mais j'avais très très, très, très, très souvent voilà et en me disant je creuse, je vais voir. Au début, je me suis dit c'est ça, il va prendre cette forme là, puis finalement non, et ceteraCe qui fait que quand j'ai pu le pitcher, ça a commencé à prendre de plus en plus forme. Et derrière moi, j'avais pas mal de mois d'enregistrement. Et c'est vrai que c'est un peu compliqué de dire aux gens il faut déjà commencer à aller creuser alors qu'ils n'ont même pas de perspective que ça va se faire. Et peut-être que tout le monde n'a pas ce temps là parce que je peux tout à fait comprendre. Mais si jamais c'est possible, à moins que vraiment on ait une histoire qui nous tombe dessus parce que quelqu'un nous a raconté un truc et c'est bon, ça y est, on sait ce qu'on va raconter, mais parfois, il faut aller un peu, creuser soi-même et commencer des enregistrements.


Anne-Fleur Andrle : Alors bien justement, on va, on va peut être en parler un peu plus en détail. Donc depuis le début de l'été, tu as été hyper active dans nos applis de podcast puisque tu es sorti non pas un mais deux nouveaux podcasts, La Chamade. On va y revenir un petit peu plus tard en indépendante. Et Damien, l'école et la colère que t'as produit en exclu pour Spotify Studio. Est ce que tu pourrais nous expliquer quel est le concept en fait ? Quelle est l'histoire que tu finis par raconter dans le podcast de Damien ?


Samia Basile : Ouais, le pitch. Ben alors ? Ce n'est pas facile. Mais Damien, l'ecole et la colère, ça parle d'un enfant qui est plutôt très bien intégré dans son école, qui s'entend bien avec pas mal de ses camarades, qui est apprécié de ses maîtresses, mais qui fait des crises de colère depuis plusieurs années. Donc, au moment où je le rencontre, Damien en CM2. Et en fait, c'est des crises qui sont très, très compliquées à gérer pour l'école et est très, très compliquées à vivre pour lui aussi. Mais l'école a beau faire plein de choses, elle n'arrive pas à venir à bout des crises. Elle n'arrive pas à les éviter complètement. Régulièrement il pique des grosses crises de colère. Et donc la question, c'est comment est ce que va faire l'école pour avoir un climat plutôt serein ? Le plus possible en tout cas. Et comment surtout préparer sa transition pour la sixième ? Parce que là, il va changer d'établissement. Il faut savoir qu'il est dans cette école depuis huit ans parce qu'il y est depuis la petite section. Donc il a connu que ça, il n'était pas à la crèche avant. Donc il a vraiment connu que cet établissement et là, pour la première fois, il va changer de contexte. Et on sait que le collège, malheureusement, la discipline est un peu plus importante pour plein de raisons. Et donc, la question c'est comment est ce que ça va se passer pour lui ? Comment est ce qu'il va s'adapter ou comment est ce que l'établissement va s'adapter à lui ?


Anne-Fleur Andrle : C'est une histoire dont tu as eu vent par une copine qui est prof la-bàs ; Cloé c'est ça ?


Samia Basile : Exactement Chloé qui est maîtresse dans cette école. Malheureusement, elle était en année sabbatique pendant les deux ans que j'ai travaillé sur ce documentaire.


Anne-Fleur Andrle : Ce n’est pas vrai (rires).

Samia Basile : Elle était à Tahiti tranquille (rires), mais là, elle revient dans cette école. Mais en tout cas elle a suivi de loin. Elle a suivi à fond et j'ai pu l'interviewer quand même pour le premier épisode parce qu'elle repassait à Paris à un moment.


Anne-Fleur Andrle : Ha c'est pour ça que c'est ça. Parce que je ne comprenais pas. (Rires)


Samia Basile : En fait, Chloé m'avait fait venir dans cette école pour parler de mon métier de podcasteuse. C'était en décembre 2019, donc ça commence à remonter un petit peu. Là, ça fait bientôt trois ans déjà. Et elle voulait que je raconte mon métier parce que ça changeait un peu des métiers habituels des parents. Et là, c'était la première fois que je revenais dans une école et c'était fascinant comme environnement, moi qui suis pas très à l'aise normalement avec les enfants, j'étais complètement fascinée. Et petit à petit, je me suis dit tiens, ça serait pas mal de faire quelque chose. En plus, il y avait des enfants qui m'avaient dit est ce que tu aimerais bien interviewer des enfants ? Et je me disais ben oui, il y a peut être quelque chose à faire. Et puis, petit à petit, j'ai découvert qu'il y avait un refuge dans cette école qui a été créée par cet élève, Damien. Parce que comme il fait des crises de colère, il va se calmer des fois dans cet environnement un peu resserré. Et je me suis dit tiens, c'est super, un refuge, c'est intéressant, ca veut dire que les maîtresses, la directrice de l'école, ont à cœur que les enfants se sentent bien dans l'école. Et donc, je me suis intéressée à ça en me disant je vais faire un truc sur le refuge. Et puis finalement, j'ai rencontré Damien et je me suis dit non, en fait, c'est son histoire à lui que je vais raconter parce qu'elle est hyper intéressante.


Anne-Fleur Andrle : Et comment est-ce que tu as su que ça allait devenir un podcast puisqu'il a fallu que tu plonges dans son histoire d'abord ? Ou est-ce que finalement tu as plongé dans ton histoire avec ton micro ? Et au fur et à mesure, ça s'est dessiné ?


Samia Basile : C’est ça ! En fait, c'est marrant, mais je me suis rendu compte vraiment à la fin, à la toute fin de ce documentaire, que pour la première fois à la toute fin, sans spoiler, j'ai discuté avec Damien sans micro et c'était la première fois que je discutais avec lui sans micro, ce qui peut poser des questions. D'ailleurs, est ce qu'en fait dans quelle mesure est ce qu'on tisse vraiment une relation avec un enfant. Mais même avec n'importe qui, quand il y a un micro à chaque fois entre nous . Et en fait, non. Je l'ai toujours rencontré avec un micro. J'ai toujours. J'ai toujours discuté avec lui avec un micro dans la main et donc ça s'est dessiné comme ça au fur et à mesure de mes enregistrements. Il y avait des côtés assez fascinants chez lui et j'ai trouvé son histoire hyper intéressante. Son dilemme aussi intéressant parce que c'est un enfant qui regrette souvent ses crises de colère, mais qui peut quand même pas s'empêcher de les faire. Par contre, je préfère le dire aussi il y a plein de difficultés que j'ai rencontrées parce que c'est un enfant qui n'a pas tellement l'habitude de s'exprimer bien. Et je dis ça parce que souvent, dans les podcasts qu'on entend dès qu'on entend des enfants, c'est des enfants qui s'expriment très très, très, très bien, parce que souvent, ils viennent de milieux aisés, de parents peut être, je ne sais pas journaliste ou en tout cas qui sont éduqués. Et en fait, le cas de Damien, c'est assez compliqué. Il est dans une famille qui vit dans une certaine précarité, qui n'est pas française. Sa famille vient de Roumanie.

Anne-Fleur Andrle : Ils vivent dans un studio à quatre, six


Samia Basile : Exactement. A six, quatre enfants et deux parents dans un studio de 32 mètres carrés. Donc à Paris, c'est très compliqué. C'est un enfant qui n'est pas forcément très, très à l'aise à l'oral, qui n’ a pas un vocabulaire forcément très développé, même si ça va venir et c'est pas grave, il ne s’exprime as mal non plus, mais en tout cas, il y a eu pas mal de difficultés comme ça. Et bah il y a des moments où je me suis dit mais est ce que vraiment je ne suis pas en train de faire un documentaire sur une personne ? Ça va rien donner. Je m'acharne peut être pour rien. Il y a vraiment des fois où j'allais enregistrer plusieurs fois par semaine et à la fin de la semaine, j'avais rien, j'avais rien quoi. Et il y avait d'autres fois ou au contraire, ça se passait beaucoup mieux. Pour x raisons et je me dis non, il faut vraiment que je m'accroche. Et puis aussi un truc qui m’a donné envie de m'accrocher c’est mais si on raconte plus les histoires des enfants qui s'expriment bien bas, du coup, louper un grand truc. Et puis l'avantage, c'est que je n'avais pas que Damien. Dans ce documentaire, j'ai interviewé toutes les personnes autour de lui. Vraiment, beaucoup, beaucoup de personnes. Donc au final, ça faisait quand même quelque chose de très riche.


Anne-Fleur Andrle : Alors c'est quoi du coup l'objectif de ce documentaire ?


Samia Basile : Alors, ce documentaire, parce que du coup, il y a un mot qu'on n'avait pas prononcé depuis le début, c'est handicap et c'est délibérément que je le mets pas dans le pitch que je ne mets pas dans voilà. Ça arrive, ce mot arrive à la toute fin de l'intro. Ce n'est pas dans la bande annonce non plus.


Anne-Fleur Andrle : Oui, c'est vrai.

Samia Basile : et en fait c'est délibérément parce que je me dis je ne sais pas, j'ai peur que ça dissuade certaines personnes d'écouter un podcast sur le handicap en se disant je ne me sens pas concerné parce que moi-même, honnêtement, n'étant pas concerné et n'ayant pas de personnes autour de moi concernée par le handicap, je me suis dit je n'aurais pas eu envie d'écouter un podcast qui m'était vendu comme un podcast sur le handicap. Donc mon idée, c'est d'intéresser les gens à l'histoire de Damien et par là de raconter l'histoire de l'inclusion, l'histoire des élèves en situation de handicap.

Anne-Fleur Andrle : Et de handicap invisible.


Samia Basile : Et de handicap invisible. Exactement. Lui il a des troubles du comportement, il a un trouble, on ne connaît pas la nature de son trouble et c’est pas de toute façon quelque chose que j'aurais donné dans le documentaire, même si je l'avais su. Mais je trouve que je ne le sais pas. Il y a des hypothèses, mais peu importe. Ce n'est pas le sujet de ce documentaire de savoir ce qu'il a. Le sujet de ce documentaire, c'est de parler des difficultés de l'inclusion en France, des limites, notamment de l'État, sur le sujet. Des limites

Anne-Fleur Andrle : Avec l’école Samia Basile : exactement avec l'école. Des limites bah humaines aussi, parce qu'il y a des fois où c'est très compliqué, même avec toute la bonne volonté du monde de gérer et d'aider un enfant qui fait des grosses crises. Et donc surtout, raconter aussi l'histoire de Damien et de comment lui se sent dans l'école et comment est ce qu'il vit sa situation. Donc c'est pour ça que pour moi, c'est vraiment une petite histoire qui raconte une grande histoire. D'ailleurs, ça, c'est un élément que pour un pitch, il faut toujours qu'une petite histoire raconte une grande histoire, faut pas juste que ce soit de l'anecdote. Et là, je me suis dit en fait, c'est cette histoire que je vais raconter. Il faut savoir aussi que quand j'ai commencé pendant un bon moment, j'ai commencé à raconter l'histoire, à enregistrer Damien. Je ne savais pas encore que j'allais parler de handicap. En fait, pour moi, c'est aller parler des troubles du comportement en général. Mais je ne pensais pas au mot handicap.


Anne-Fleur Andrle : Mais tu n’en était pas consciente de toute manière qui avait handicap au début.


Samia Basile Même après, quand j'ai su, il y a un moment, j'ai su qu'il est en situation de handicap. On m'a dit situation de handicap. Mais j'ai quand même pas fait le lien avec le documentaire. Je me suis pas dit c'est peut être la pièce maîtresse. C'est peut être le truc central de ce podcast. Et finalement, c'est venu quand j'ai commencé à faire des recherches sur le sujet. Et là, je me suis dit mais c'est l'histoire de Damien, c'est tout ce que je lisais, c'était Damien et donc je me suis dit c'est ça que ça raconte cette histoire. Voilà.


Anne-Fleur Andrle : On sent que tu t'es toi même beaucoup instruite sur les préjugés qu'on peut avoir, sur les handicaps et les handicaps invisibles notamment. Tu parles aussi du validisme, mais est ce que tu peux décrire ce que c'est ?


Samia Basile : Oui. Alors le validisme dit je ne sais plus quelle est la définition exacte, mais c'est le fait de ne pas penser au handicap, le fait de ne pas prendre en compte le handicap. Le fait de parfois dire des mots qui sont offensants pour certaines personnes. Donc il y a plein de façon de dire des choses offensantes, notamment par exemple je sais pas pas, insultant ou en disant quelque chose d'assez dur sur une personne qui est porteuse d'un handicap. Et ça peut être aussi des fois utiliser des mots du handicap pour définir des personnes qui n'ont pas ce handicap. Ça veut dire bah dire à toi tu es un peu autiste, toi, voilà, tu es un peu maniaque des choses comme ça et ce n'est pas facile parce qu'on le dit beaucoup. Moi, ça m'arrive de dire il est fou ou elle est folle dans la vie. Franchement, j'avoue que ça m'arrive plein de fois. Mais le validisme, c'est pour moi ca prend un peu ces deux formes là. C'est d'un côté utiliser des mots à tort et à travers et de l'autre.


Anne-Fleur Andrle : De ne pas oser le dire.


Samia Basile : Exactement.


Anne-Fleur Andrle : Alors, comment est-ce que tu t'es instruite là-dessus ? Puisqu'on en parlait un petit peu en off avant d’appuyer sur enregistrer, il y a plein de courants de pensée finalement. Comment est-ce que tu as réussi à t'inscrire ? Et à peut-être. Je ne sais pas si c'est choisir une voie à suivre en particulier.


Samia Basile : Oui, alors en fait, je me suis beaucoup, j'ai lu beaucoup d'articles académiques, de livres, et cetera J'avais moi j'utilise la plateforme Notion et donc j'avais mis toutes mes recherches. Des choses que j'avais surligné, que j'avais mises dans un grand document comme ça et. Et en fait j'ai lu énormément. Et après, effectivement, il y a pas mal de courant, il y a pas mal de théories, il y a pas mal de sociologues qui vont penser quelque chose et d'autres courants de gens qui vont penser d'autres choses. Et en fait, je me suis dit moi, ce qui m'a tout de suite intéressé, c'est l'idée de situation de handicap, le fait que c'est l'environnement qui crée le handicap et non pas la personne qui est handicapée intrinsèquement. Et ça, ça m'a vachement parlé et je me suis dit mais. Mais non seulement ça m'a beaucoup parlé, mais en plus, c'est finalement ce qu'on est censé penser , en tout cas, au quotidien dans nos sociétés parce qu'on est censé vivre ce qu'on dit aujourd'hui en situation de handicap. On peut dire aussi une personne est handicapée, mais on considère en tout cas que l'inclusion, ça veut dire que c'est l'environnement qui doit s'adapter à la personne. Donc cette façon le courant majoritaire. Et je me suis dit en fait, je vais essayer de comprendre cette pensée-là qui est censée être majoritaire, que la France a adopté après pas mal d'autres pays. Ça a été progressif. Mais aujourd'hui, la France est normalement dans ce courant de pensée. Mais je m'intéressais à la différence entre sur le papier qu'est ce qu'on dit du handicap et la réalité ?

Anne-Fleur Andrle : Ouais ce qu’il faut faire et ce qu’ils en font ! Samia Basile : Exactement. Mais au final, c'est un petit peu ça. Il y a certaines choses pour lesquelles j'ai un peu évoqué. J'ai un peu ouvert des questions, c'est à dire qu'il y a des sociologues qui ont dit des choses que j'ai mises dans mon podcast. Pour moi, ça ouvre une question, mais je réponds pas et c'est une question, je ne réponds pas. Par exemple.

Anne-Fleur Andrle : Question ouverte


Samia Basile : voilà les questions ouvertes. Par exemple est ce que c'est l'école qui crée le handicap ? C'est difficile de le dire parce que moi, je n'ai pas envie d'affirmer moi l'école crée le handicap. L'ecole, elle, fait aussi plein d'autres choses positives que créer des handicaps. Mais d'un autre côté, on peut s'interroger sur le moule de l'école qui fait qu'il y a des personnes qui sont reconnues handicapées uniquement dans ce moule-là. Ça veut dire que des enfants qui vont super bien par ailleurs, qui n'ont pas du tout d'obstacles dans leur vie, vont rencontrer des obstacles à l'école. Donc on ne peut pas ne pas s'interroger là-dessus. C'est hyper important, mais dans ce cas là, j'ai juste ouvert des portes sans trancher parce que je considère en plus, ce n'est pas à moi de trancher, je ne suis même pas concernée. Anne-Fleur Andrle : Ouais tu es génératrice pour une réflexion. Samia Basile : Exactement j'espère en tout cas, voilà.


Anne-Fleur Andrle : Quelle est la différence entre recueillir des histoires d'enfants, des témoignages d'enfants versus ceux des adultes, comme tu l'as beaucoup fait finalement dans tes podcasts précédents ? La question que je me pose, c'est est ce qu'il y a moins de filtre que quand on parle avec des adultes Samia Basile : Oui ! Anne-Fleur Andrle : ou est ce qu'ils sont plus spontanés ? Samia Basile : Ouais ! Anne-Fleur Andrle : où il y a quand même la question du micro, comme je le disais tout à l'heure.


Samia Basile : Oui, c'est marrant parce il y a moins de filtres, mais le micro peut quand même toujours être intimidant pour des enfants. Donc au final comme pour des adultes. Donc là dessus, ça dépend vraiment. Il y a effectivement moins de filtres. Il y a aussi le fait que c'est marrant, mais les adultes, il y a souvent un petit côté très solennel. En fait, quand ils parlent dans un micro, donc ils vont beaucoup mieux s'exprimer, ils vont être.


Anne-Fleur Andrle : Ils vont se reprendre.


Samia Basile : Voilà, ils vont se reprendre, ils vont plus contrôler ce qu'ils vont dire aussi. Un enfant n'a pas ça, mais d'ailleurs, ça peut être aussi quelque chose à prendre en compte. La question, c'était qu'est ce qu'on met de ce que dit Damien ? Je ne sais pas si Damien fait une remarque sur ses parents. Bah en fait, il y a plein d'enfants qui vont dire des trucs sur leurs parents. Pas forcément pour que ça termine. Et même s'il le sait, il ne parle dans un micro. Mais il n'a pas forcément conscience du fait que ça va se retrouver sur la place publique.


Anne-Fleur Andrle : oui c’est pas son job il est petit quoi. Samia Basile : Exactement, c'est pas son job et donc c'est à nous d'arbitrer. Donc c'est des choses à prendre en compte justement. Et pour moi, c'est la principale différence. C'est pas tant dans la façon , y’a la façon dont il s'exprime clairement, mais il y a aussi ce qu'on fait de leur parole. Et qu'est-ce que le consentement d'un enfant ? Voilà ! Anne-Fleur Andrle : Et bien justement, j'allais te demander est ce qu'il y a forcément, j'imagine qu'il y a un contrat entre toi et lui ? Mais il y a aussi, j'imagine, une validation enfin je ne sais pas si c’est une validation en amont ou en aval, ou les deux par les parents parce que c'est un mineur. Samia Basile : oui Anne-Fleur Andrle : On parle du fait que tu ne révèles pas le diagnostic. Je ne sais pas si ça a a été aussi une conversation. Je sais que ça a été une conversation avec Damien puisque tu l'as enregistrée, tu en parles et tu lui fais valider ou non. Mais comment ça s'est passé avec les parents, les responsables de cet enfant ?


Samia Basile : Alors justement, c'était avant de les rencontrer. J'étais très très inquiète parce que je ne savais pas trop leur réaction. C'est quand même délicat. On va parler de leur enfant qui fait des grosses crises, on va parler de handicap, c'est très difficile et au final, déjà, avec la maman, le courant est très bien passé, c'est franchement, c'était une des personnes que j'ai le plus aimé enregistrée. D'ailleurs, elle est très vive dans sa façon de s'exprimer, très imagée. C'était vraiment génial. Mais effectivement, la question c'était est-ce qu’ils allaient m'autoriser à faire ce documentaire. Et il y avait aussi la question de la langue. Il y a aussi la question de ce n'est pas des consommateurs de média au quotidien. Donc est ce qu'ils se rendaient compte un peu de ce que ça allait signifier ? Non pas qu'ils soient bêtes et complètement à côté de la plaque. C'est juste est ce que vraiment ils savent ce que c'est qu'un podcast ? Ils ont découvert ce mot là en fait avec moi. Et il fallait aussi très concrètement qu'ils signent un papier parce que Spotify ne rigole pas avec ça. Il fallait signer un papier donnant l'autorisation pour leurs enfants pour faire figurer la voix de leur enfant et parler spécifiquement de ce sujet-là. Et c'est finalement la mère qui, il y a un peu plus expliqué au père la mère parle très bien en français. Au final, on va s'en rendre compte. Le père est un peu moins à l'aise avec le français, donc c’est elle qui lui expliquait, lui, il était un peu moins, on va dire, intéressé par tout ça, ce qui est aussi son droit, même s’il s'intéresse énormément à Damien, au quotidien, à son éducation, et cetera, bon bah le podcast, c'était moins quelque chose qui lui parlait. Par contre, la maman comprenait très bien et d'ailleurs elle m'a dit j'espère que ça aidera des familles qui sont dans la même situation que nous et qui ont des difficultés. Donc ça a vachement, donc ça va vachement rassuré sur le fait qu'elle était vraiment partante pour ce projet. Mais par contre, il faut savoir aussi que une fois qu'on a le consentement des parents, une fois qu'on a le consentement de l'enfant, ça ne veut pas dire qu'on peut mettre tout ce qu'on veut. Parce qu'après il y a la question éthique. Donc voilà, comme je le disais tout à l'heure, qu'est-ce qu'on mais qu'est-ce qu'on met pas parfois ? C'est pas grave, c'est juste quelque chose qu'il va dire sur ses parents qui petite remarque comme ça. Parfois c'est des choses qui sont plus importantes. Et donc là c'était un peu à nous d'arbitrer. Et pour ça, franchement, j'ai eu de la chance d'être produite pour ce podcast. Ça n'a pas été facile de trouver un producteur pour ce podcast, mais heureusement parce que ça a généré énormément de discussions de. Les scripts ont été pas et que pour les questions éthiques d'ailleurs, mais les scripts ont été modifiés dix fois chacun. Enfin, c'était vraiment un énorme boulot. C'est des épisodes qui sont d'ailleurs assez longs aussi. Faut pas qu'on laisse échapper des choses qui qu'on pourrait regretter ou que un des protagonistes pourrait regretter. Donc bah c'est aussi toutes ces questions là qui font que je ne suis pas toute seule. Je ne suis pas toute seule à arbitrer.

Anne-Fleur Andrle : Et et il y a aussi l'histoire du consentement dans le temps aussi. Enfin, je veux dire tu leur en a parlé, mais c'est un projet de deux ans d’enregistrement. Samia Basile : oui Anne-Fleur Andrle : J’imagine que c'est une conversation aussi qui dure, quoi finalement ? Que je ne sais pas que tu renouvelle régulièrement.

Samia Basile : Exactement ces des discussions, qu'il faut renouveler. Déjà la base on pensait que le podcast allait sortir un an avant c’est à dire l'automne dernier quoi (rires). Donc autant dire qu'on est vraiment à la bourre. Non, mais c'est parce qu'en fait, ça a pris beaucoup plus de temps que prévu, ce qui est normal. Mais effectivement, il faut toujours rester en contact. Et moi, ce qui m'aidait aussi, c'est qu'en fait Damien, il y a un moment, par exemple quand il était au collège, je ne l’enregistrait pas tellement au collège. Il voulait pas trop devant les copains. Donc en fait, je l'ai enregistré chez lui ou chez sa grand-mère qui habite dans le même immeuble cetera Et je croisais toujours la mère, la grand-mère, le grand père, et cetera. Donc en fait, il y a toujours eu un lien qui ne s'est pas perdu et donc ils suivaient toujours un petit peu. Mais ils n'étaient pas forcément hyper intéressés. Exactement par ce Damien me racontait ou écoutait.


Anne-Fleur Andrle : Une sacrée preuve de confiance !

Samia Basile : Une sacrée preuve de confiance. Et je pense qu'il y a quelque chose qui a énormément aidé, c'est que j'ai d'abord fait la connaissance des personnes de l'école et notamment Katia, la directrice. Et c'est par elle que j'ai rencontré la mère de Damien. Et comme j'ai été amené par l'école et que la mère de Damien a énormément confiance en l'école, le père aussi d'ailleurs, parce que l'école a énormément aidé leur fils et voilà. Et bien ca a aider. Ils se sont dit OK, c'est pas quelqu'un qui nous ont sorti de je sais pas ou quoi. Voilà. Après, il y avait des questions. Par exemple, à un moment donné, il y a une journaliste qui m'a demandé si elle pouvait venir faire un documentaire, tourner une journée ou une demi-journée sur mon travail. Donc en fait, c'était un reportage sur mon reportage. (Rires) Anne-Fleur Andrle : Audio ou TV ? Samia Basile : Alors c'était pas audio. C'était pour le coup pour la presse écrite. Anne-Fleur Andrle : D’accord. Samia Basile : Et en fait, j'ai vachement réfléchi et je me suis dit non parce qu'en fait, mais dans mon contrat avec Damien, c'était qui restait complètement anonyme. Je ne donne pas le nom de l'établissement, je ne donne pas l'arrondissement et donc je ne voyais pas comment ramener notre journaliste dans ce collège. A ce moment-là il était au collège et rencontrer ce fameux Damien qui est censé rester anonyme. En fait, il y a que moi qui connaît Damien en vrai. Même ma productrice ne le connaît pas. Mais ma réalisatrice ne l'a jamais rencontré !

Anne-Fleur Andrle : C’est son vrai prénom ?

Samia Basile : Damien, c'est son vrai prénom, avec un petit twist. En fait, il a ce nom là à la base, mais Damian en roumain. Et en fait, il a francisé l'école pour que ce soit plus facile. Mais c'est son vrai prénom. C'est un prénom qui revenait très souvent, donc c'est quand même compliqué de biper tous les Damien Anne-Fleur Andrle : Oui bien sûr !

Samia Basile : car ça aurait été insupportable à écouter. (rires) Et en plus de cela lui tenait vraiment à avoir son prénom. Anne-Fleur Andrle : D’accord. Samia Basile : Et je lui demandais quand même s'il était OK pour qu'il y ait Damien dans le titre. Et ça, il n'avait pas de problème. En plus, il y a aussi côté Damien, il était content d'avoir une série sur lui Anne-Fleur Andrle : Oui Samia Basile : un documentaire sur Spotify. Anne-Fleur Andrle Donc oui, très fier.


Samia Basile : Exactement c’est ça. (rires). Donc il était vraiment plutôt content. Et en vrai, j'aurais révélé son identité ca l’aurait pas a priori gêné. Mais après, c'est à moi de me dire ben non, j'ai pas envie qu’on sache !


Anne-Fleur Andrle Il peut changer d’avis, est jeune. Samia Basile : exactement. Et j'ai un avantage énorme, c'est qu'il a encore sa voix d'enfant et que le collège bientôt il changera, il va muer, il va changer de voix et du coup, c'est super parce qu'il sera totalement totalement anonyme à un moment. Anne-Fleur Andrle : Ouais Samia Basile : Et voilà.


Anne-Fleur Andrle : J'ai envie de te poser une question par rapport en fait à ton métier, de podcasteuse qui t'a amené à faire ce documentaire audio qui est super réussi. D'ailleurs. Samia Basile : Merci ! Anne-Fleur Andrle : J'encourage vraiment à aller écouter. Je te dis bravo ! T'es en faittoujours à l'affût de l'histoire, non ? Samia Basile : Ouais. Anne-Fleur Andrle : Parce que là, comme tu dis, tu n'avais pas vraiment d'histoire. Tu avais un lieu qui te qui t’ntriguait énormément. Comment est ce que tu vis en fait, cette exposition potentiellement permanente en fait, a plein d'histoires ? Est ce que tu as plein je ne sais pas de pilote interne ? En tout cas, même dans ta tête, tu vois d’idées. Comment est ce que tu arrives à dire c'est celui-là que c’est celui-là que je vais faire, que je vais aller pitcher à tous ces studios. Tu vois ? Samia Basile : Ouais. C'est vrai, car il y a un peu toujours une petite ampoule qui s'allume comme ça peut être, qui a une histoire. Peut être qu'il y a quelque chose. Effectivement, j'ai toujours un peu ce biais là, mais d'ailleurs que je trouve parfois un peu agaçant parce que j'ai pas envie de voir le monde comme potentiellement des histoires à raconter ou les gens comme potentiellement des ressources, des sources d'histoires.


Anne-Fleur Andrle : En même c’est tentant parfois. (Rires)


Samia Basile : C'est tentant. Exactement, non, mais c'est complètement tentant. Mais des fois, je me dis aussi Ah, c'est bien aussi de baisser la garde et de ne pas dire tout le temps est ce que c'est potentiellement une histoire pour un podcast ? Mais oui, je pense qu'on est tous un peu comme ça quand on est dans ces métiers-là, je pense, c'est même la presse écrite d'ailleurs. Dans plein, de quand on fait des films, des séries, tout est potentiellement matière à histoires et peut être un terreau fertile pour trouver autre chose, pour aller creuser. Et donc, effectivement, il y a toujours ce truc qui tourne un petit peu. Et Damien, c'est tombé, vraiment, mais complètement par hasard parce que effectivement, je suis tombé sur cet enfant via ma copine qui était maîtresse dans cette école. Mais en fait, il y a aussi le fait que dans ma tête, il y a quelque chose qui s'est allumé, qui s'est dit Tiens, quand Damien me dit ça eh bien, en fait, peut être que c'est le début de l'histoire. Peut être peut être que ça, c'est le milieu de l'histoire. Peut être que ça, c'est la fin. Tiens, ça s'insérait vachement là-dedans. Et d'ailleurs, au bout d'un moment, quand on continue à tourner le documentaire, il y a plein de trucs. On se dit ok, ça, j'enlève ça, je regarde ça, ça va, ça va aller là, ça, ça répond à ça. Mais en tout cas, au départ, entre le moment où on nous dit en tout cas, voilà, je pense qu'il y a quelque chose à creuser et le moment où on a vraiment fait le boulot pour voir s'il y avait vraiment quelque chose, il faut forcément avoir les petites ampoules qui s'allument. Et après, c'est finalement de l'expérience. Au début, on peut, on pense que tout est potentiellement histoire. Et petit à petit, on finit par voir. Bah ok, ça, il y a un potentiel et ça non, ça va être une impasse. Mais voilà.


Anne-Fleur Andrle : Tu t’es retrouvée avec combien d'heures de rushes ?


Samia Basile : Haa ! En nombre d'heures ? Je ne sais pas, mais je pourrai compter parce que j'ai tout sur un tableau sur nos chaînes encore (rires) où j'ai mis à chaque fois les durées, donc je pourrais vraiment monter tout ça. Anne-Fleur Andrle : Ouais. Samia Basile : Mais c'est en tout cas plus 300 enregistrements, donc c'est énorme, énorme, énorme, énorme. C'était hyper intimidant. Il y en a un sacré paquet qui n'ont pas été dans le cut final, ce qui est normal. Tous les 300 enregistrements n'ont pas terminé à la fin dans le podcast qui est logique, mais il y en a pas mal quand même qui ont fait et il faut se replonger dedans. Et il faut faire des transcriptions, ce que je conseille pour les gros projets. Moi, j'avais transcrit un peu toutes les interviews importantes et les scènes avec beaucoup de dialogues dans un logiciel, mais il y a toujours énormément de corrections à faire. Donc au final, c'est un travail qui prend énormément de temps. Mais il n'y a pas le choix. En fait, il y a juste pas le choix.


Anne-Fleur Andrle : J'ai adoré parce que si tu vois, on voit que toi tu vis le truc à fond et on sent en fait la relation qui s'est tissée entre Damien et toi, notamment quand toi tu fais la rentrée au collège qui se passe pas pour toi en tout cas du tout comme prévu. Et on sent que tu es stressé comme si tu rentrés vraiment au collège. C'est assez génial. Quelle est la suite en fait ? Du coup, est ce que tu penses qu'il peut y avoir une suite ?


Samia Basile : Alors en fait, je m'étais même demandé à un moment donné s'il y avait matière pour une saison deux avec Damien. Et puis finalement, vu que je ne veux pas spoiler mais vu qu'à la fin, pour une raison, certaines raisons, ça s'arrête le documentaire, ben pour moi c'était pas plus mal parce qu'en fait c'était un nouveau chapitre aussi pour Damien et il avait peut-être envie d'autres choses aussi. Donc ça a réglé cette question-là. Et puis moi-même, j'avais envie, après, d'explorer peut être un autre sujet complètement différent. Il y a un jour, j'aimerais bien, peut-être un jour faire un épisode sur ce qu'est devenu Damien dans plusieurs années. Parce que c'est fascinant d'interviewer quelqu'un qui, à un moment de sa vie où tout est encore possible, où tout peut encore s'écrire. Et Damien, on ne sait pas du tout quelle direction ça vie va prendre. Anne-Fleur Andrle : Oui Samia Basile : Mais même l'année prochaine, c'est un âge, on change beaucoup. Anne-Fleur Andrle : On change très vite. Samia Basile : Voilà, donc je serai, enfin, j'adorerais moi, faire un petit petit épisode « Qu'est il devenu ? » Et puis tout le monde en fait aussi d'ailleurs. Pas que Damien, plein de gens, par exemple, son accompagnante qui est avec lui à l'école, bien sûr. Katia, la directrice. Anne-Fleur Andrle : L'école aussi. Qu’ait devenu le refuge ?


Samia Basile : Exactement ? Qui’ait devenu le refuge ? Donc, c'est des gens aussi avec qui je me suis complètement attaché et qui m'ont fait confiance aussi. Il y a quelque chose que je trouve vraiment fascinant dans le documentaire c’est, et dans le podcast en général, c'est des gens qui acceptent de parler de leur vie alors qu'en fait, ils n'ont rien à gagner, de parler de leurs émotions, d'aborder des sujets difficiles.

Anne-Fleur Andrle : Si à être sur Spotify, je rigole ! (rires)

Samia Basile : A être sur Spotify ! Exactement. Mais en fait… Anne-Fleur Andrle : Je plaisante ! (rires) Samia Basile : Honnêtement, c'est marrant, mais il y en a plein qui sont pas spécialement mêmes consommateurs et juste bah ils veulent bien raconter parce qu'ils sont contents de rendre service. Mais ce n'est pas quelque chose qu'ils, ils ne se disent pas super.

Anne-Fleur Andrle : Ils ne sont pas animés par cà non plus !


Samia Basile : Pas du tout. Voilà exactement, et je trouve ça vraiment génial et c'est quelque chose dont je suis très reconnaissante, parce que ces gens-là n'ont rien gagné à faire tout ça. Et Damien n'est pas le porte-parole des élèves en situation de handicap, n'est pas le porte-parole des élèves avec des troubles du comportement, il a jamais demandé à être un représentant non plus. Donc il a accepté de confier son histoire. Il a accepté que je le suive partout, dans des moments parfois difficiles et pas forcément qu'ils le mettait énormément en valeur. Euh, ça, c'est quelque chose aussi que je suis infiniment reconnaissante et j'espère que le résultat est à la hauteur. Voilà.


Anne-Fleur Andrle : Et alors, justement, on va, on va faire un petit switch. Tu vas admirer ma transition Samia Basile : Ouais… Anne-Fleur Andrle : Vers quelque chose d'un peu plus léger. Samia Basile : Oui Anne-Fleur Andrle : Mais en parlant d'histoires que les gens te racontent.


Samia Basile : Je vois pas où tu vas aller. (rires)


Anne-Fleur Andrle : Cette fois ci, de manière un peu plus anonyme. Samia Basile : Oui Anne-Fleur Andrle : À moins que tu nous fasses croire que c'est anonyme Samia Basile : Non Anne-Fleur Andrle : Et que ce soit tous leur vrai prénom (rires). Tu as décidé enfin en tout cas tu l’a sorti, je ne sais pas quand est-ce que tu as décidé, tu as sorti un qui podcast s'appelle La Chamade, dans lequel tu racontes des histoires d'amour avec plein de twist et que tu décortiques finalement un peu. Tu sais à quoi ça me fait penser ton podcast ? Un peu à Crime junkie. Samia Basile : Ahh, oui ! Anne-Fleur Andrle : Je ne sais pas si tu as déjà écouté ? Samia Basile : J'ai jamais écouté mais j’en ai entendu parler !


Anne-Fleur Andrle : C'est un duo, en fait c’est un duo de deux nanas, tu en as une qui connaît l'histoire sur le bout des doigts, machin. Et tub as l'autre qui réagit en fait. Alors elles, c'est le même duo dans chaque épisode Samia Basile : D’accord. Anne-Fleur Andrle : et qui te décortiques une histoire.


Samia Basile : Un fait divers quoi

Anne-Fleur Andrle : Un fait divers voilà. Samia Basile : OK. Anne-Fleur Andrle : Un meurtre et donc fait donc tu fais ça de manière beaucoup plus légère (rires) puisqu'on parle des sentiments, on parle, on parle d'amour et tu le fais avec un invité différent à chaque épisode. Samia Basile : OK. Anne-Fleur Andrle : Est-ce que j'ai à peu près rendu justice ?


Samia Basile : Wow ! C'est exactement ça, Vraiment bravo ! Tu as très bien décrit le truc.


Anne-Fleur Andrle : C'est rigolo parce qu'en fait il est sorti avant Damien. Samia Basile : Ouais ! Anne-Fleur Andrle : Mais j'imagine qui était venu à l'esprit après. Est-ce que tu avais besoin justement un peu de légèreté après ce gros projet… Samia Basile : Ouais ! Anne-Fleur Andrle : qui t'a beaucoup occupé ?


Samia Basile : Oui, alors en fait, je trouve qu'en France il n'y a pas beaucoup de podcasts feel good. Moi, c'est quelque chose qui me manque énormément. Bon, la plupart des podcasts que j'écoute sont américains, mais je trouve qu'il y a un peu plus de variété en fait, c'est à dire qu'il y a beaucoup de podcasts très sérieux. Il y a aussi beaucoup de podcasts, True Crime, etc mais il y a finalement pas mal de podcasts feel good qui sont bien faits et qui sont agréables à écouter et qui permettent juste de se détendre. Et moi, ça me manquait un petit peu en France ce genre de format. Et alors bah pour le format, je me suis carrément complètement inspiré de Normal Gossip qui est un poscast américain dans lequel à chaque fois, l'autre raconte une vraie histoire de personnes anonymes. Donc exactement pareil. Un ou une invité et c'est des ragots, mais quelque chose qui s'est vraiment passé. Et pour avoir à chaque fois les réactions de la personne. Et c'est assez vivant comme format et je trouvais ça super. Il y a aussi You’re Wrong About, qui est un podcast américain, où il y en a toujours un qui fait des recherches et qui raconte quelque chose à l'autre. Il y a aussi Maintenance Phase un podcast qui est absolument génial sur la wellness, c'est à dire l'industrie du bien être sous toutes ses formes, que ce soit cosmétique, que ce soit beaucoup, beaucoup l'alimentation, et cetera et qui déconstruit un peu tous les mythes qu'on a sur l'alimentation. Et bah c’est à chaque fois la même idée de une personne qui raconte à une autre personne une histoire et qui a ses réactions. Et en fait, ce qui est génial, c'est que la personne qui réagit joue un peu le rôle de l'auditeur ou de l'auditrice, c'est à dire va être plus ou moins choqué, va rigoler, va être un peu triste pour la personne dont on raconte l'histoire, et cetera. Donc je trouvais ce format hyper vivant tout simplement. Et effectivement j'avais besoin d'un format feelgood et j'avais besoin de aussi faire autre chose que du documentaire. C'est ce que j’ai quasiment fait. J'ai fait du documentaire depuis début du podcast, ça fait quatre ans que j'en fais. Donc ça m'intéressait d'explorer un autre format. Je me suis dit oh c'est bien plus le talk ça ne prend pas trop de temps. Alors ça prend maintenant du documentaire, mais ça prend quand même vachement de temps (rires), beaucoup plus que ce que je pensais. Donc voilà, il ne faut pas se dire non plus que c'est fastoche, à moins que vraiment on enregistre et on balance le montage. Justement Anne-Fleur Andrle : Brut. Samia Basile : On balance mon enregistrement sans montage, Anne-Fleur Andrle : Sans monter. Samia Basile : Moi je monte pas mal donc c'est vrai que finalement ça prend un peu de temps.


Anne-Fleur Andrle : Alors, tu les trouves ou tes histoires, c'est des histoires vraiment de ton entourage. Ou est-ce que ce n'est pas le courrier des lecteurs que tu trouves ? (Rires)


Samia Basile : Non, non. Anne-Fleur Andrle : Dans les magazines. Samia Basile : Non, parce que, u jour, je pourrais peut être faire ça, mais il me faudrait vachement de détails. Et le courrier des lecteurs n'est pas assez détaillé pour ça. Donc en fait, c'est des amis. Donc en l'occurrence, pour l'instant, c'est que des filles qui me racontent, on y reviendra plus tard, mais c'est que des filles qui nous racontent des histoires de mecs pour plein de raisons, je pense qu'il y a un peu que ça. Mais donc c’est des copines qui ont des histoires à me raconter. J'ai parfois des amis d'amis. Pour le deuxième épisode, par exemple, c'est une amie d'un ami, quelqu'un que j'ai eu au téléphone et qui m'a raconté toute son histoire alors que je n'ai jamais rencontré Anne-Fleur Andrle : Donc c’est ça. Donc du coup, tu leur parles, tu leur poses des questions Samia Basile : Exactement ! Anne-Fleur Andrle : Pour pouvoir rédiger ton


Samia Basile : Exactement. Mais même pour une des histoires, c'est une copine de l'école que j'ai jamais vue depuis longtemps et qui avait entendu mon podcast et qui m'a contactée, qui m'a raconté toute son histoire. Mais oui, oui, c'est ça. Et puis en fait, comment dire ? Il me faut vachement de détails. Il me faut vachement de petits trucs croustillants parce que j'ai besoin des fois d'avoir la teneur d'un message. Euh. Je ne veux pas juste avoir des grandes lignes. Il faut qu'on puisse se projeter aussi dans la situation. Par contre, j’anonymise tous les choses qui font qu'on pourrait les reconnaître, par exemple les prénoms. J’anonymise les lieux et j’anonymise s'ils travaillent dans un certain environnement, je vais complètement changer cet environnement. Et pour l'instant, ça marche bien parce que, par exemple, le premier épisode, mon copain, il connaissait la personne dont on parlait. Mais en l'écoutant, il s'est dit mais ça peut pas être elle dont on en parle. Et pourtant tout est exact. C'est juste que j'ai changé cette chose-là, ces petits détails là, voilà. Et puis pareil, l'épisode deux l'ami qui m'a qui m'a présenté cette copine, c’est après coup, il m'a dit attends, c'est pas possible, c'est pas elle. Quand je lui ai dit, c'était elle en fait, il m'a dit mais maintenant (rires) je vais réécouter le truc. Et d'un coup, il dit mais oui, en fait, il y avait ça. En fait, tout était là, mais je ne l'ai pas capté parce que t'as changé l'environnement et rout. Et voilà.


Anne-Fleur Andrle : Et comment est-ce que tu choisis du coup l'invité de l'autre côté qui va, est ce que tu essayes de les matcher par rapport à l'histoire dont vous aller parler ?


Samia Basile : Ouais ! Alors en tout cas, par exemple, je savais pour le deuxième épisode en particulier que je voulais quelqu'un de compatissant parce que la personne, remarque, pour le premier épisode aussi, mais pour le deuxième, vraiment, il y avait une histoire de tromperie et je Anne-Fleur Andrle : Hervé la compassion…bon

Samia Basile : Non Hervé, non, en fait c'est marrant, mais le premier, il y avait quand même une histoire de tromperie, mais pas tout à fait. Donc c'était un petit peu voilà. Mais dans le deuxième, je me disais tiens, c'est quand même là pour le coup, il y a vraiment une vraie tromperie et je voulais quelqu'un qui soit, pas un jugeant, qui n'est pas une histoire aussi personnelle, qui fasse il trop ou elle est trop sensible sur ces sujets là, trop susceptible. Donc je choisis comme ça. Et surtout, ce qui m'importe, c'est que la personne que je reçois et la même orientation sexuelle que la personne dont on raconte l'histoire, mais j'aurais du mal à avoir un hétéro qui s'exprime sur des questions de personnes homo ou queer en général. Je ne sais pas, je ne sais pas comment expliquer, ça me gênerait en fait. Donc c'est un peu la seule condition. Mais le seul problème, c'est que pour l'instant j'ai des épisodes principalement sur des meufs qui parlent de mecs. Donc je me retrouve avec essentiellement des personnes hétéros dans mon podcast qui viennent intervenir. Mais je pense que ça va évoluer au fur et à mesure et que j’aurais des histoires plus diversifiées. Mais en tout cas les invités, il faut que les conditions, que ce soit des personnes fun, qui sont à l'écoute, qui sont attentives à l'histoire que je raconte Anne-Fleur Andrle : C’est sur Paris Samia Basile : Et qui voilà exactement tout à fait Anne-Fleur Andrle : Et qu'ils puissent en tout cas venir sur Paris.


Samia Basile : Exactement, qu'ils puissent venir sur Paris. Parce qu'en fait, non, quoique que tu sais Anne-Fleur, tu pourrais être une invitée, même si tu n'es pas sur Paris. D'ailleurs, tu peux.


Anne-Fleur Andrle : Est-ce que je suis drôle, je (rires)


Samia Basile : Ah il manque effectivement, il manque un critère (rires) Anne-Fleur Andrle : Je ne suis pas très drôle (rires) Samia Basile : C'est vrai, bon du coup je retire ce que j'ai dit (rires). Non non. mais en fait c'est pas une condition sine qua none. Mais en tout cas, c'est vrai que c'est bien d'enregistrer dans des bonnes conditions avec la personne en face. Mais là, par exemple, nous on est très bien et donc c'est envisageable totalement.


Anne-Fleur Andrle : On a déjà parlé de ce que tu as commencé par écouter. On avait d'ailleurs, tu en d’ailleurs parlé un petit peu tout à l'heure avec Serial, mais on en avait parlé plus en détail dans le premier épisode que l’on avait fait ensemble il y a un an. Samia Basile : Ouais Anne-Fleur Andrle : Donc si ça vous intéresse, direction ça. Je mettrai le lien dans les notes de l'épisode. J'aimerais que tu me parles de tes écoutes aujourd'hui. Samia Basile : Oui oui… Anne-Fleur Andrle : Juste avant qu'on se quitte. C'est quoi ton dernier coup de cœur ? C'est quoi le dernier épisode ou tu te dis Oh la la faut que je l'envoie à la planète entière. Il faut absolument qu'il écoute. Moi perso, c'était ton premier épisode avec Hervé récemment que j'ai envoyé à beaucoup de monde


Samia Basile : C'est trop cool, ça fait super plaisir. (rires) Franchement, ça me fait très plaisir.


Anne-Fleur Andrle : Damien n'est pas encore sorti donc je n'ai pas le droit d’envoyer mais


Samia Basile : Exactement interdit (Rires) pour l'instant interdit, c'est pour quelques personnes seulement. Alors je regarde ce que j'écoute en ce moment. Je t'avoue que j'écoute beaucoup de podcasts, très feel good. Je pense que c'est parce que c'est l'été. Anne-Fleur Andrle : Ouais, ouais. Samia Basile : Mais j'ai besoin

Anne-Fleur Andrle : Ah puis la situation du monde actuellement, ça fait du bien d'avoir des trucs qui vont bien Samia Basile : Totalement. ( rires) Et d'ailleurs, vers quand la guerre en Ukraine a commencé, j'ai été comme beaucoup, je ne vais pas ramené l’attention à moi, mais juste comme tout le monde, j'étais un peu angoissée et en fait j'ai écouté énormément de podcast, notamment des podcasts du New YorkTimes etc sur la situation de savoir si Poutine allait attaquer d'autres pays et savoir comment ça se passait en Ukraine. Et j'étais dans un état.


Anne-Fleur Andrle : En fait ça a nourri l'anxiété.


Samia Basile : A mais totalement c’était hyper badant. En plus efin, des conclusions des experts, c'était oui bahPoutine ils pourrait carrément nous balancer une bombe nucléaire et voilç il pourrait le faire. Et donc moi j'étais à ce moment-là, par exemple, je sortais pour dîner et je me disais mais là, en fait, à tout moment, ça peut arriver. Et au final, bon, un peu suite à ça, et puis l'arrivée des beaux jours, je me suis dit bon, je vais essayer de prendre des distances. C'est aussi un privilège de pouvoir prendre des distances avec une actualité qui est compliquée, ça c'est vrai. Mais j'avoue que j'en profite de ce privilège. Et alors ? Un podcast que j'ai commencé à écouter un peu en me disant Oh là là, il m'énerve, ce podcast,il y a plein de trucs qui m'énerve là-dedans. Et puis finalement, j'ai commencé à Le Binger et maintenant j'apprécie parce qu'en fait, il faut passer un peu outre la façon de parler les voix des hôtes, du podcast qui sont un peu pénibles pour moi. C'est un podcast américain qui s'appelle Celebrity Memoir Book Club , et donc , c'est deux comédiennes qui lisent, mais toutes les semaines, elles sortent un épisodes et toutes les semaines, elles ont lu un mémoire enfin des mémoires d'une célébrité, Anne-Fleur Andrle : Une autobiographie Samia Basile : Exactement une autobiographie d'une célébrité. Et elles racontent tout le bouquin en en discutant mais c'est vraiment du tac au tac. C'est Anne-Fleur Andrle : Dons elles se le débriefent aussi ! Samia Basile : Exactement elles se le débriefent. Il y a des commentaires qu'elles mettent dedans qui sont assez sarcastiques. C'est assez tu vois, c'est pas le truc hyper complaisant. Parfois ça l'est. Quand les livres , ce n'est pas complaisant, mais parfois les livres sont vraiment bien écrits, les histoires sont tragiques ou très intéressantes et dans ce cas, elles vont être un peu plus sérieuses. Mais souvent, c'est très léger et elles se moquent un peu et se moquent beaucoup d'ailleurs. Je sais qu'elles se font souvent des références au fait qu'ils ont une majorité de cinq étoiles sur Apple et Spotify, mais elles se prennent aussi des haters qui disent non mais franchement, la façon dont vous parlez de machin ou de truc ou bien voilà vos commentaires ou bien vos voix sont insupportables. Elles disent franchement, tu n'est pas obligé d'écouter comme ça. C'est notre ton et c'est tout.


Anne-Fleur Andrle : Après, dès que tu vas formuler une opinion hors de ta maison, tu peux potentiellement te prendre des bâches ! Samia Basile : Exactement ! Anne-Fleur Andrle : Et moi j’ai envie de dire que c'est si tu en as pas, ça veut dire que tu exprimes quelque chose de très plat finalement. Samia Basile : Exactement ! Anne-Fleur Andrle : Si tu as zéro bache ! (rires)


Samia Basile : Exactement. Il faut basher mais totalement, mais exactement. En plus on parle de gens qui sont souvent parce que ce sont des célébrités qui sont dans un certain confort financier, des gens pour qui la vie n’est totalement facile, mais enfin ce n'est pas les personnes les plus à plaindre et donc c'est pas grave non plus. Mais en tout cas, franchement, c'est podcast, j'aime beaucoup le ton et finalement je le binge et je découvre plein de choses, j’écoute même des épisodes sur des célébrités que je n’es jamais entendu parler, mais ça me fascine. Donc c'est vachement bien fait. Et parfois, c'est des livres qui sont mal écrits, parfois, c'est à dire qu'ils sont bien écrits, mais parfois ils disent franchement, c'est mal écrit et vraiment, on l'a lu pour que vous n'ayez pas à le faire. (Rires). Donc c'est plutôt pas mal.


Anne-Fleur Andrle : C'est gentil.


Samia Basile : Voilà, c'est gentil. Exactement. Donc ça c'est un peu ce que je binge en ce moment. Donc voilà. Et sinon, ben plus pas forcément une découverte ultra récente, récente, mais j'ai cité Maintenance Phase un podcast sur l'industrie du bien être que je recommande toujours en anglais, désolée, mais voilà que j'adore. Normal Gossip que j'ai cité aussi, mais qui est génial si vous cherchiez quelque chose de feel good. Et puis en français quand même, alors j'ai franchement ça c'est marrant mais je suis en train de descendre Mauvaises Langues, j'ai adoré. Franchement ! Anne-Fleur Andrle : C'est vrai ! Ah sympa merci ! Samia Basile : Ton podcast il est là, dans mon application, Anne-Fleur Andrle : Ah je le vois en plus.


Samia Basile : Exactement. J'ai tout écouté. C'est vachement bien. Je pitch parce que ce que c'est ton podcast, mais peut être qu'il y a des gens qui l'ont pas entendu. Mais vous parlez avec ta co-host, vous parlez en français de l'interculturalité, hein c'est ça de l'interculturalité et du fait de vivre aux États-Unis en tant que française. Donc toi, française et Française d'origine vietnamienne. Et c'est à chaque fois sur un thème en particulier, donc la langue, la langue anglaise en l'occurrence la bouffe, et cetera et je trouve ça hyper intéressant. Puis, moi qui ai vécu un peu aux États-Unis, même si ce n'est pas du tout dans le même contexte que vous parce que moi il y a plein de choses que j'apprends ben franchement Anne-Fleur Andrle : C’est vrai (rires). Samia Basile : Par exemple, le giving plate, l'assiette qu'on se partage, c'est pas quelque chose que j'ai vécu parce que moi, j'ai vécu dans un contexte étudiant enfin. J'ai pas vécu dans un contexte comme ça. Et donc je trouve ça super intéressant. Anne-Fleur Andrle : Oh je suis ravie que tu aimes bien ! Samia Basile : Oui, oui, Super Podcast et j'ai aussi je recommande en français Super Green Me

Anne-Fleur Andrle : Ah ouais !

Samia Basile : Donc je recommande Super Green Me en fait, un podcast de Lucas Scaltritti si je prononce bien et qui est produit par Mathilde Meslin. Et c'est un podcast ou Lucas en fait on entame sa transition écologique. C'est quelqu'un qui mangeait beaucoup de viande, qui se posait pas forcément beaucoup de questions sur son impact carbone et qui va changer drastiquement son mode de vie après avoir réalisé qu'en fait il est, mais je crois, il émet 7,5 tonnes d'émissions carbone par an. Enfin, il émet cinq virgule 7,5 tonnes de CO2 par an. Et je trouve ça hyper intéressant et très honnêtement, ça m'a fait prendre conscience de mon propre impact écologique parce que je faisais partie, comme lui, des gens qui me disaient je vais à Paris, je prends le métro, je prends jamais ma voiture. Alors j'ai fait quand même deux voyages en avion cette année, mais ce n'est pas très grave. Ce n'est pas non plus comme si je faisais ça à chaque fois. Et puis je mange de la viande, mais bon, voilà. Et en fait, d'un coup, ça fait relativiser et ça fait prendre conscience un peu de tout, de l'impact de notre mode de vie. C'est hyper intéressant. Donc toi, c'est un podcast que tu as aimé aussi.

Anne-Fleur Andrle : C'est un podcast que j'ai beaucoup aimé aussi que j'ai recommandé aussi autour de moi d'ailleurs. Et justement, je suis contente. Je vais les avoir dans quelques semaines dans le podcast tous les deux et en fait avoir l'opportunité d'interroger la paire, tu sais, on n'a pas toujours le créateur et le producteur en même temps Samia Basile : C'est vrai. Anne-Fleur Andrle : Et de comprendre en fait, ce travail de pair.

Samia Basile : Ouais ! C'est hyper intéressant. Franchement c'est hyper intéressant et c'est bien que tu es les deux en effet. C'est un point de vue qui est important, d'ailleurs moi je reprécise pour mes projets que par exemple pour Damien. Je ne sais pas si je pense que je ne l'ai pas assez vraiment mentionné, mais Damien, je donne l'impression que j'étais toute seule. Mais non, j'ai bien dit que j'avais une productrice. Mais j'ai aussi une réalisatrice qui s'appelle Laurie Galliagani et qui a été d'un soutien énorme et qui a fait un boulot de dingue mais vraiment dingue. Elle a bossé comme une folle et c’est elle joue aussi la musique. C'est mon frère qui a composé la musique, à l’occurrence, Anne-Fleur Andrle La musique, ha c’est vrai Samia Basile : Ouais Anne-Fleur Andrle Oui, justement parce que je voulais en parler. La musique, je la trouve géniale. C'est vraiment génial.

Samia Basile : Je suis trop contente car là franchement, et c'est mon frère qui l'a faite. C'est vrai que j'en suis trop contente. C'est pour moi, c'est à l'identité complète. Enfin, vraiment, ça donne l'identité du podcast, c'est le truc qui reste en tête.


Anne-Fleur Andrle :Voilà, et puis c’est entêtant


Samia Basile : Voilà ! Non, c'est super et Lorie a fait un taff. dingue aussi. Enfin elle a bossé comme une folle, ma productrice aussi , Paloma était très très au taquet. Les scripts franchement, les scripts, ont pris la forme qu'ils ont aujourd'hui, parce que parce


Anne-Fleur Andrle : Parce que tu n’étais pas seule dessus non plus ! Samia Basile : Exactement. Et puis au final, les épisodes eux-mêmes ont pris cette forme là parce que j'avais toutes ces personnes-là. Et donc, c'est vrai que c'est bien de rappeler quand même qu'on n'est pas tout seul.


Anne-Fleur Andrle : Oui, c'est un travail d'équipe.


Samia Basile : Exactement.


Anne-Fleur Andrle : Bah bravo.


Samia Basile : Merci.


Anne-Fleur Andrle : Dernière question pour toi, Samia, avant de te laisser pouvoir ouvrir sa fenêtre que je sais que tu n’en peut plus ! Samia Basile : J’ai trop chaud.


Anne-Fleur Andrle : On est en plein mois d’aout. Moi aussi j'ai hâte de rallumer le ventilateur. Qui est ce que tu aimerais entendre de l'autre côté du micro dans Générations Podcast.


Samia Basile : Ha ouais ! C’est vrai qu’en plus


Anne-Fleur Andrle : Sachant que tu ne le sais pas encore parce que je ne l'ai pas encore annoncé, mais une fois par mois maintenant, j'ouvre mon micro à l'international et il y aura un épisode en anglais une fois par mois.


Samia Basile : Ah bah alors là c’est bon tu as ouvert la brèche.

Anne-Fleur Andrle : Je sais. (rires) Samia Basile : Alors là, si ça devient international forcément . Heu non mais alors franchement, j'aurais envie que tu interviewes si possible, oh non, mais il y en a tellement. Peut-être Brian Reed, qui a fait notamment S-Town et qui a fait The Trojan Horseet et qui fait des podcasts incroyables. Alex Bloomberg qui a créé Gimlet média et potentiellement plein d'autres. Mais c'est déjà pas mal. Je pense que si tu arrivais à avoir déjà ces deux-là. Ce serait génialissime. Michael Hobbes qui fait Maintenance Space et You’re wrong about j'adore et je pense que lui, il n'est pas si souvent que ça à interviewer. Enfin, en tout cas, je ne vois pas tant de podcast qui l’interview donc voila des idées comme ça. Non, je pensais aussi Clémence Hacquart qui a fait des podcasts


Anne-Fleur Andrle : Ah oui j’avais déjà essayé aussi.


Samia Basile : Ah bah voilà, Clémence Hacquart ,elle ne donne pas beaucoup d'interviews pour le coup.


Anne-Fleur Andrle : Elle est sur les baladeurs maintenant. Et elle est faisait un super podcast, comment ça s'appelait.


Samia Basile : Alors elle a fait Magma. Un podcast sur l’histoire

Anne-Fleur Andrle : Ouais c’est ça j’adore !



Samia Basile : Voilà et elle a fait Missives sur Spotify Anne-Fleur Andrle : Ha oui qui était génial Samia Basile : C’est un bon podcast

Anne-Fleur Andrle : J’étais deg qu’il s’arrête celui-là

Samia Basile : Oui donc franchement Clémence, big up, si tu peux la voir, elle est super.


Anne-Fleur Andrle : Premier épisode de Missile, je crois que je l’ai l'ai encore en tête. Ça fait des années que je l'ai écouté, mais je l'ai encore en tête.


Samia Basile : Il est


Anne-Fleur Andrle : Incroyable. Samia Basile : Il est vraiment tellement émouvant et troublant et émouvant en même temps. Génial ! Ouais.


Anne-Fleur Andrle : Ecoute Samia, un grand bravo !

Samia Basile : Merciiii Anne-Fleur Andrle : Merci encore. Et puis à très bientôt ! Samia Basile : Merci beaucoup Anne-Fleur ! A bientôt.


Anne-Fleur Andrle : Et voilà, c'est terminé pour aujourd'hui. J'adresse un immense merci à Samia pour ce chouette moment passé ensemble et j'espère vraiment que vous irez découvrir ses deux nouveaux podcasts, La Chamade ainsi que Damien, l'école de la colère. Je vous mets bien entendu tous les liens en description de cet épisode. Si vous souhaitez retrouver la transcription de notre discussion, direction le site internet de Génération Podcast : https://www.ecoutegenerationpodcast.com. Et puis si vous souhaitez en discuter, retrouvez moi sur les réseaux sociaux. Génération Podcast est particulièrement actif sur Instagram et LinkedIn, mais j'essaye aussi tout doucement de me lancer sur Twitter. Donc n'hésitez pas, j'y suis aussi. La semaine prochaine, vous nous retrouverez pour une nouvelle discussion. Cette fois ci, on va parler de la curation éditoriale de podcasts, donc sur une plateforme d'écoute. Je ne vous en dit pas plus. J'ai hâte de vous retrouver jeudi prochain. En attendant, je compte sur vous écouter un max de podcasts et faites le savoir ; à très bientôt.



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Production, écriture et voix : Anne-Fleur Andrle

Habillage et mixage : Alice Krief

Transcription : Estelle Bagur

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